Parutions antérieures

L’ABÉCÉDAIRE DE ROLAND SÉNÉCA

“Pourquoi dessiner et graver un Abécédaire ?

Précisément je ne le sais toujours pas, même si le désir d’en réaliser un a tenu bon après deux ou trois esquisses avortées. L’histoire de la lettre occidentale suit de façon résumée l’évolution suivante : des dessins, ou pictogrammes représentent de manière schématique des éléments de la vie.
Ces signes évoluent vers une abstraction dans laquelle il est souvent difficile de retrouver la forme des dessins d’origine.
Une théorie veut que le passage par l’écriture protosinaïtique explique l’évolution du signe à l’abstraction (le monothéisme et l’interdit de l’image). Pour cet abécédaire mon travail tracerait un mouvement inverse et voudrait par le jeu graphique redonner corps à ces constructions abstraites.”

Roland Sénéca

26 gravures sur bois reproduites en offset

Chaque gravure est accompagnée d’un poème de Jean-François Legal

Roland Sénéca, né en 1942, vit et travaille à Douarnenez; il a publié plusieurs ouvrages aux éditions Folle Avoine, dont «Les Cartes à jouer du corps».

Jean-François Legal, vit à Quimper; il a écrit plusieurs textes et poèmes accompagnant l’oeuvre de Roland Sénéca.

56 pages    15 euros

MAHIYA

Poèmes villageois du Pendjab

Traduits par Laeeq Babree et Georges Lefeuvre

 

Mahiya est un poème très court qui s’improvise au cours des joutes oratoires dans les villages du Pendjab. D’aucuns prétendent que le mot vient de «mahivar» qui désigne le vacher. Cette étymologie moins certaine que le simple «je t’aime» atteste au moins de l’origine populaire, paysanne et orale, de cette forme poétique. Quelques mots bien choisis, assemblés parfois sans construction grammaticale, permettent d’exprimer les plus subtils sentiments, désirs amoureux, déceptions ou tristesses, sans qu’il soit nécessaire d’en décrire longuement l’environnement, décor ou anecdote, que tout le monde reconnaît d’emblée.
À l’instar du haïku japonais, le mahiya est un des plus courts poèmes qui soit et répond à une définition du spontané et de l’universel: «il contient le ciel, la terre, les fleurs et l’eau… et puis le cœur de l’homme et la pluie.» (Shoji Nakamura).

Par la terrasse je suis entré furtif
Tremblants parfums de fleurs sur son lit

40 pages  10 euros

LA LUMIÈRE DES BAMBOUS
Traduction, présentation et illustration par

ALAIN KERVERN

La cour impériale et ses poètes, au cours du Moyen-Age japonais, ont légiféré en matière de saisons et de poésie. Ces règles d’un jeu de société aristocratique auraient pu rester simples futilités si elle n’avaient pas correspondu à un profond sentiment de respect et d’admiration envers la nature chez le peuple japonais. C’est donc tout naturellement que dans les calendriers japonais  almananach figure chaque année une sorte d’inventaire poétique des caractéristiques de chaque mois.

En introduction à cet almanach poétique, publié en cinq volumes aux éditions Folle Avoine, il semblait important de faire une halte préliminaire dans les dédales de ce premier jardin sur lequel tremble la lumière des bambous.

Réédition du volume publié en 1986

104 pages   13 euros

 

 

Guy  LEVIS-MANO
IMAGES DE L’HOMME IMMOBILE

Poèmes – Préface d’Albert Béguin

« J’ai quitté un jour de septembre le boulevard du Montparnasse/… /je pris place sur un bateau joyeux déjà du naufrage de ses passagers… Je quittai un matin de septembre les poètes figés dans les laboratoires blancs et les penseurs fabriquant avec des idées les mêlées des hommes. »

Guy Lévis-Mano, plus connu pour son activité d’éditeur sous le nom de GLM, fut aussi un poète. Fait prisonnier de guerre en 1940, il resta en captivité jusqu’en 1945, cette coupure dans sa vie eut une influence déterminante pour son écriture: «Rappelons-nous ses poèmes d’avant-guerre, tout y était discontinuité… le poète nouveau nous rapprend que les mots graves et simples, les mots de tous les jours, en disent plus sur nous-mêmes … que les rares vocables métamorphosés par les secrets desseins de l’hermétisme», écrit Albert Béguin en préface à l’édition d’un de ses recueils.
Ce volume reprend l’ensemble des poèmes de captivité écrits par Guy Lévis-Mano pu- bliés par les Cahiers du Rhône pour Images de l’homme immobile, avec les textes d’Albert Béguin, Pierre-Jean Jouve et Pierre Courthion, et ceux publiés par GLM lui-même après son retour: Homme exclu de la vie et de la mort, Captif de ton jour et de ta nuit, La nuit du prison- nier, Mal à l’homme. Sont également reprises deux plaquettes à tirage limité: Captivité de la chair, aux éditions GLM et Images de l’homme immobile II, publié par les amis de GLM dans l’attente de son retour.
Ce volume fait suite à la précédente parution, Loger la source, qui reprenait les poèmes postérieurs à la période de captivité.

176 pages – 25 euros EAN: 9782868102133